Christopher McCandless, l’idée d’un bonheur

Christopher McCandless, mais qui-est-ce ?

En 2007, on découvrit cet homme sous les traits d’un personnage incarné par Emile Hirsch dans un film de Sean Penn intitulé Into the Wild.

On découvre un jeune homme qui vient de finir l’université, et qui décide de faire quelque chose de la vie que Dieu lui a donné de son point de vue, et non pas de la vie dont rêve ses parents, c’est à dire, un diplôme, un emploi, une femme, une maison, des enfants, un chien, une retraite… et une mort, simplement efficace venue de la labeur intellectuelle de la vie de l’américain qui a réussit.

Christopher McCandless durant son voyage, posant devant son appareil photo.

Christopher McCandless refusait cela. Tout cela. Jusqu’à l’argent qu’il trouvait être l’opium des pauvres, l’ennui des riches. Il était intrépide, beaucoup trop d’ailleurs, et c’est cette intrépidité qui lui a donné la mort. Il voulait être un battant et aller toujours au bout de ses idées.

Ce jeune américain décida donc de partir à l’âge de 22 ans après la remise de son diplôme universitaire. Il partit donc tout au long du sud des États-Unis, à travers la Géorgie, la Louisiane, le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, la Californie, l’Oregon, le Montana puis, via le Canada, l’Alaska. Il commença son voyage avec sa voiture, mais un soir il gara sa voiture dans le lit d’une rivière puis il fut surprit par un orage qui l’inonda, lui laissant juste le temps de s’en sortir et de se réfugier sur les berges. Il dut continuer sa route en stop et à pied.

Le film de Sean Penn romance cette épopée en montrant Christopher McCandless comme le héros d’un nouveau genre, bravant la nature, mais qui mourra d’une étourderie ; confondant des racines de pommes de terre avec des racines toxiques qui entraineront la mort du jeune homme.

Un récit biographique, Voyage au bout de la Solitude, écrit par Jon Krakaeur relatant de l’histoire de McCandless explique de façon plus raisonnée l’histoire de son voyage.

Un film documentaire a également été fait par Ron Lamothe, et a permit de mettre en lumière la réalité des faits, et les véritables conditions dans lesquelles le jeune homme a voyagé. Ce documentaire s’appelle Call of the Wild.

Il y a donc eut pas mal de controverses à propos de ce voyage, par exemple, Sean Penn dans son film, montre McCandless en train de brûler ses papiers d’identité, de santé, ses cartes de bibliothèque,son porte feuille etc… Alors que dans la réalité, à la découverte du corps du jeune homme, on a trouvé son portefeuille avec tous ses papiers dans son sac à dos.

Au dessus, Christopher McCandless,posant devant l’autobus qui l’a hébergé les derniers mois de sa vie, photo prise grâce à son propre appareil photo.

En dessous, Emile Hirsh dans le rôle de Christopher McCandless, réalisme saisissant, mais n’oublions néanmois pas que le film de Sean Penn reste avant tout une fiction, inspirée de faits réels.

Réalité, fiction… l’histoire de Chris McCandless a suscité beaucoup de controverses, mais ce qu’il nous a amené c’était aussi beaucoup de rêve et une certaine idée d’un bonheur. Un bonheur sur soi-même, avec des bases simples et une osmose avec la nature et une simple question de vie ; qui sommes nous à côté de la beauté immense du monde ? Devons-nous nous perdre dans une société qui forge les gens et les formate ou pouvons-nous encore être nous même simplement et librement ?

Chris, qui aimait également beaucoup la littérature, lisait Thoreau, Jack London, Emerson et Tolstoï. A un moment du film de Sean Penn, on le voit écrire sur son carnet de voyage « Happiness is true when shared », le bonheur n’est vrai que lorsqu’il est partagé. Par cette phrase, il voulait dire que même si son voyage, c’était sa vie vraie, c’était ce qu’il voulait, c’était son choix, son besoin, et bien son bonheur n’était que partiel et qu’il manquait quelque chose encore, il manquait quelqu’un avec qui partager ces plaisirs du monde, ces visions de splendeurs. Et l’idée du bonheur que Christopher McCandless nous a fait partagé à travers ce voyage, c’est qu’il faut se sentir bien soi-même, et qu’il faut trouver la deuxième personne avec qui partager le bonheur des choses pour trouver le bonheur complet.

Christopher McCandless, démonstration du bonheur. Mais simplement le bonheur de pouvoir survivre un peu plus longtemps…

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